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Le blog de Roland - Algrange d'hier et d'aujourd'hui

Agression sur le carreau de la mine d'Angevillers à Algrange en 1964

14 Octobre 2018, 03:45am

Publié par R.S.

Agression sur le carreau de la mine d'Angevillers à Algrange en 1964Agression sur le carreau de la mine d'Angevillers à Algrange en 1964

Le 16 septembre 1964, un drame s'était joué sur le carreau de la mine d'Angevillers à Algrange. Voici l'article du Républicain Lorrain du lendemain.....

Un coup de feu sans sommation venait d'être tiré sur le carreau de la mine d'Angevillers.
Ainsi que nous le relatons par ailleurs, un drame s'est joué hier, vers 14h20, près du carreau de la mine d'Angevillers à Algrange. Un Nord-Africain, Ahmed CHERFAOUI, âgé de quarante-huit ans, père de huit enfants, pour se venger, a tiré d'une poche un pistolet de calibre 6,35 et a braqué son arme en direction de son coreligionnaire Rabah HAMBLI, le blessant d'une balle dans l'abdomen. 
L'auteur du coup de feu avait presque tiré à bout portant. Immédiatement, les témoins désarmèrent Cherfaoui qui fut appréhendé par les gendarmes peu après.
Hier soir, les médecins ne pouvaient encore se prononcer sur l'état de la blessure de la victime. Quant à Cherfaoui, l'agresseur, il sera présenté aujourd'hui devant le tribunal d'instance de Thionville.
Agression sur le carreau de la mine d'Angevillers à Algrange en 1964
Un mois plus tard avait eu lieu la reconstitution....
Républicain Lorrain du 17 octobre 1964
Ahmed CHERFAOUI a reconstitué, hier, sur le carreau de la mine d'ANGEVILLERS, les gestes qui ont fait de lui un assassin.
Ahmed Cherfaoui, quarante cinq ans, père de huit enfants, demeurant cité des Jardins, à Algrange, un mois après son agression sur le carreau de la mine d'Angevillers, à Angevillers (et non à Algrange voir RL), a refait, hier après-midi, en présence du parquet de Thionville, les gestes qui firent de lui un assassin.
On se souvient que, le 16 septembre dernier, un coup de feu éclata près des vestiaires de la mine d'Angevillers. Les ouvriers quittaient leur poste du matin. Dans le groupe des mineurs, un homme s'effondra: c'était Rabah HAMBLI, 48 ans, père de 7 enfants, demeurant également cité des Jardins, à Angevillers. Il venait d'être mortellement blessé par une balle de calibre 6,35 dans le flanc droit. Il décéda six jours plus tard à l'hôpital des mines d'Algrange.
Pour se venger.
Entendu par les enquêteurs, l'agresseur avoua avoir agi pour se venger d'un incident qui remonte au mois de février dernier. Ahmed CHERFAOUI avait été violemment pris à parti par HAMBLI qui, au volant de sa voiture, en plein centre d'Angevillers, fonça sur Cherfaoui, propulsant celui-çi dans le fossé. Hambli, alors armé d'une manivelle en asséna plusieurs coups et se rua sur la victime ....la tête. Cherfaoui fut admis à l'hôpital d'Algrange et Hambli à l'hôpital psychiatrique. Un jour, tous deux revinrent au village et Cherfaoui devait déjà méditer sa vengeance. Il devra répondre maintenant de son acte.
Hier après-midi, le Parquet de Thionville, représenté par MM.TRUEL, substitut près du Procureur de la République et MERTZ, juge d'instruction; PIRUS, greffier, assista à la reconstitution. On notait également la présence de l'avocat de CHERFAOUI, Me WALGENWITZ, l'adjudant-chef JOLY, la brigade de gendarmerie de Thionville, et un détachement de la brigade de gendarmerie d'Algrange.
" Je suis mort ".
Cherfaoui, docilement s'est prêté aux désirs et aux ordres de la magistrature. Plusieurs témoins de l'agression furent également convoqués à cette séance. Cherfaoui, après avoir répété les gestes du 16 septembre dernier, devait également se substituer à la victime en indiquant la réaction de Rabah Hambli au moment où il fut touché.
" Il leva le bras droit " dit-il " et s'effondra en hurlant: Je suis mort "
Nanti de renseignements plus précis, le Parquet va maintenant pouvoir tirer des conclusions de l'instruction tandis que Cherfaoui, dans la prison, attendra sa parution devant les jurés et la Cour.
A Angevillers, par contre deux foyers sont déchirés dont 15 enfants en bas âge qui sont victimes du drame.
Républicain Lorrain du 17 octobre 1964Républicain Lorrain du 17 octobre 1964
Républicain Lorrain du 17 octobre 1964

Républicain Lorrain du 17 octobre 1964

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